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Conférence du jeune barreau de Bruxelles

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2025 - 2026

Conférence du jeune barreau Conférence du jeune barreau 2025-2026

Rentrée Solennelle du barreau de Bruxelles

Le mot du président

Mes Chères Consœurs,
Chers Confrères,

Six mois se sont écoulés depuis notre premier rendez-vous écrit. Six mois pendant lesquels nous avons testé une conviction simple : dans un monde qui se durcit, notre barreau doit rester profondément humain. Ce n’était pas qu’une jolie formule. Vous l’avez prouvé.

Nous voulions une année où la parole compte vraiment. Avec le concours d’éloquence « J’accuse… !», nous avons vu des jeunes consœurs et… un confrère assumer leurs convictions à la tribune, non pour briller, mais pour dire quelque chose du monde qui les entoure. La Berryer a poursuivi ce travail à sa manière: en riant de nous, elle a rappelé que l’autocritique est une condition de notre crédibilité. Un barreau qui ose se regarder en face est un barreau vivant.

Nous voulions une année où le barreau cesserait de parler d’égalité et d’inclusion comme de concepts abstraits. La première conférence organisée avec la Commission diversité et inclusion a ouvert une brèche. Nous y avons parlé des inégalités au barreau, des obstacles visibles et invisibles, de ceux qui se sentent pleinement chez eux et de ceux qui, encore aujourd’hui, hésitent à prendre la parole. Ce soir-là, nous avons entendu des récits, des colères, des espoirs. Rien n’a été « réglé » en une soirée, mais quelque chose s’est déplacé : l’idée que notre profession pourrait continuer à ignorer ces questions est devenue tout simplement indéfendable.

Nous voulions aussi garder les yeux levés. La conférence sur la justice pénale internationale nous a replacés dans cette histoire plus vaste des crimes les plus graves et des tentatives de leur répondre en droit. Elle a montré que nos dossiers du quotidien ne sont pas déconnectés de ces enjeux : même robe, même exigence, même responsabilité.

Et puis, il y a eu ce 16 janvier qui a tout cristallisé.

La rentrée solennelle : une salle pleine, la trompette pour nos morts, les visages de nos confrères et consœurs d’Istanbul, poursuivis pour ce qu’ils sont avant tout, des avocat(e)s qui ont osé défendre et parler droit. Dans ce décor, Anthony Rizzo a décrit une justice pénale qui se déshumanise : ces salles où l’on appelle les prévenus « cinq par cinq », ces procédures tentaculaires où l’homme se perd dans la masse. Sa Nouvelle ode au Rossignol n’était pas qu’un titre : elle disait la peur d’une justice qui perd son chant, et l’exigence, pour nous, d’être ce rossignol qui continue à chanter dans la nuit.

J’ai répondu en refusant de limiter notre inquiétude aux murs de nos palais. La déshumanisation au Justitia fait écho à celle qui frappe la Palestine, l’Ukraine, le Soudan, l’Afghanistan, l’Iran, et encore malheureusement, tant d’autres endroits. Si nous prétendons défendre l’humain, nous ne pouvons pas choisir nos indignations à la carte. Madame la Bâtonnière, enfin, a rappelé que notre force se jugera aussi sur le terrain le plus concret : l’aide juridique, les moyens de la justice, la fatigue des greffes, les justiciables qui attendent. Ce jour-là, trois voix, trois angles, une même urgence : ne jamais accepter qu’on retire l’humain de la justice.

Et, le soir même, le gala a pris le relais. Après les silences lourds de la salle d’audience, plus de mille personnes ont choisi de rire, de parler, de danser ensemble. Là encore, ce n’était pas une parenthèse futile : c’était la preuve qu’un barreau peut regarder le monde en face sans renoncer à la joie d’être ensemble. On ne tient pas longtemps debout sans ces respirations-là.

 

 


Quelques semaines plus tard, le Palais a accueilli une autre forme de résistance : l’art. Avec « les échos classiques du Palais de justice », la musique a pris la place de nos plaidoiries, les bougies ont adouci la pierre. Le temps d’une soirée, nous avons retrouvé ce que ce lieu a de plus fort : un espace où la cité se rassemble, écoute, respire. C’était une manière de rappeler que le droit, sans art, sans beauté, sans souffle, finit par se réduire à des murs et à des chiffres. Défendre l’État de droit, c’est aussi défendre la place de l’art au cœur même de nos lieux de justice, pour ne jamais accepter qu’ils deviennent, comme certains complexes périphériques, de simples bunkers sans âme.

Entre ces temps forts, il y a eu tout le reste, le « train-train » habituel, les formations où l’on sort avec une question de plus, les activités sportives où l’on se découvre autrement que dans un couloir, les soirées où l’on retrouve le simple plaisir d’être ensemble. Peu à peu, une ligne se dessine : vous ne voulez pas d’un barreau recroquevillé, mais d’un barreau engagé, ouvert, exigeant, capable de rire et de s’indigner, de danser et de débattre.

Tout cela n’est pas anodin. Que faisons-nous de cette première moitié d’année ?

Les prochaines semaines pourraient n’être qu’un calendrier : un bowling, un « afterwork » fléchettes, un tournoi d’échecs et de jeux de société. Une seconde conférence avec la Commission diversité et inclusion, cette fois sur le port des signes convictionnels chez les avocats. Un film-débat autour de la petite Mawda, cette enfant de deux ans morte d’un tir policier alors qu’elle fuyait avec les siens. La Clinique juridique, où nous répondrons, en direct, aux questions de celles et ceux qui n’ont ni les codes ni les moyens.

Pris isolément, ces rendez-vous sont très différents. Ensemble, ils prolongent exactement ce que nous avons commencé.

Les moments les plus légers sont le ciment d’un corps professionnel qui refuse de devenir une addition de solitudes. La seconde conférence diversité sera un test : savons-nous affronter un sujet sensible sans invective, sans caricature, en tenant ensemble liberté, égalité, neutralité, indépendance ? Le film sur Mawda nous rappellera que, derrière nos principes, il y a des vies fracassées, et que l’État de droit se juge à la façon dont il regarde ces drames en face. La Clinique juridique, enfin, sera notre humanisme mis en pratique : des voix qui rassurent, des réponses offertes à celles et ceux qui accèdent difficilement au droit, bien loin des logiques désincarnées de l’IA.

Ce troisième éditorial s’inscrit dans la ligne des deux premiers. Nous avons posé une boussole : l’humanité. Nous avons annoncé un cap : une année fraternelle et engagée. Nous avons déjà vécu des moments qui donnent chair à ces mots. Nous sommes à mi-parcours. Ce n’est pas le moment de ralentir.

Le reste de l’année dira si ces six premiers mois n’auront été qu’un bel élan, ou le début, pour de bon, d’une manière différente d’être avocats ensemble. Je n’ai pas de doute sur la direction que vous choisissez déjà, vous l’avez montrée par votre présence, vos idées, vos désaccords assumés. Je vous demande simplement de continuer. De venir. De prendre la parole. D’écouter. De vous laisser transporter. De croire encore que notre toge n’est pas qu’un symbole, mais un engagement.

En avant. Toujours !

Karim Sedad

Karim SEDAD,
Président de la Conférence du jeune barreau

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